Le 19 juillet 2019, à Canteleu près de Rouen, Mamoudou Barry, enseignant-chercheur guinéen de 31 ans à l’université de Rouen-Normandie, est violemment agressé devant un arrêt de bus, sous les yeux de son épouse. Il décède le lendemain au CHU de Rouen. Il était père d’une petite fille de deux ans et venait de soutenir sa thèse.
Me Jonas Haddad est mandaté par la famille Barry. Dès les premiers jours, il porte la parole de la famille dans la presse française et internationale pour obtenir que le caractère raciste de l’agression soit pris au sérieux par l’enquête, des insultes racistes ayant précédé les coups.
Il accompagne également la famille lors de la marche blanche organisée à Rouen, en appelant à une mobilisation pacifique et à la manifestation de la vérité judiciaire.
Une affaire suivie en France et en Guinée
Le drame provoque une émotion considérable dans les deux pays. La circonstance aggravante liée à l’origine de la victime est finalement retenue. En septembre 2022, la cour criminelle de Seine-Maritime condamne l’agresseur à neuf ans de détention criminelle pour violences ayant entraîné la mort.