© BFMTV, octobre 2017
En octobre 2017, dans le sillage de l’affaire Weinstein et du mouvement #MeToo, Henda Ayari, militante laïque et présidente de l’association Libératrices, dépose plainte auprès du parquet de Rouen pour des faits de viol, agressions sexuelles, violences, harcèlement et intimidation. Elle est la première femme à mettre publiquement en cause l’islamologue Tariq Ramadan, jusque-là désigné sous un pseudonyme dans son livre.
Un accompagnement dès le dépôt de plainte
Me Jonas Haddad figure parmi ses conseils dès l’origine du dossier. Il explique alors à l’AFP que sa cliente, longtemps retenue par la peur, a décidé de parler et d’en tirer les conséquences judiciaires. Pendant l’instruction, il intervient publiquement pour répondre aux attaques visant la plaignante — flot de menaces et de calomnies sur les réseaux sociaux, attestation à charge produite par un tiers ultérieurement condamné pour faux — et pour expliquer, face aux questions sur la chronologie des faits, les effets du traumatisme sur la mémoire des victimes.
L’issue judiciaire
L’affaire a connu son épilogue français le 25 mars 2026 : jugé par défaut et à huis clos, Tariq Ramadan a été condamné par la cour criminelle de Paris à 18 ans de réclusion criminelle pour viols et viol sur personne vulnérable, sur trois plaignantes dont Henda Ayari. Elle était représentée notamment par Me David-Olivier Kaminski.
Ce dossier s’inscrit dans la pratique du cabinet en droit pénal et en accompagnement des victimes de violences sexuelles : porter une parole longtemps empêchée, tenir la distance sur des procédures qui s’étalent sur des années, et protéger le client d’une exposition médiatique souvent brutale
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